Fondée en 1947 par un groupe d’anciens résistants sortis traumatisés de la guerre, l’association Les Glénans naît d’une idée simple : permettre à ces jeunes garçons et files de se retrouver et de construire ensemble un lien social autour d’une passion : la voile. La première école de voile d’Europe était née. Au large de Concarneau (Bretagne), Les Glénans se sont alors installés sur quatre îles inhabitées de l’archipel de Glénan : Bananec, où logent les stagiaires juniors en initiation croisière, Drenec, pour les stages adultes en voile légère, Fort cigogne, qui accueille les adultes en initiation croisière, et Penfret où se trouvent les juniors en voile légère. Ces quatre îles sont des sites préservés, aux paysages admirables et au charme absolu. L’école des Glénans est aujourd’hui reconnue comme LA référence dans le monde de l’enseignement de la voile, et accueille plus de 14 000 stagiaires et moniteurs par an. Du débutant au marin expérimenté, et jusqu’à la formation moniteurs, chacun y trouve le stage qui lui convient. Depuis leur origine, Les Glénans sont fondés sur le principe du bénévolat. Chacun, en offrant ses compétences, fait vivre et évoluer l’association en participant aux multiples actions à mener. Et si l’école s’est développée depuis sa création, l’esprit reste le même : celui de la vie en collectivité, de la solidarité et de l’autonomie. Sur l’île de Penfret, nous avons suivi le quotidien de jeunes stagiaires.
Fondés en 1947, les Glénans fête leur soixante ans cette année, et ont déjà formé près de 300000 stagiaires. Leur slogan depuis toujours : « école de voile, école de mer, école de vie. » Depuis la création de l'association, l’accent est mis sur le développement de l’autonomie et la prise de responsabilité, l’entraide et le partage. Ces valeurs humanistes sont aujourd’hui intactes. Les Glénans. 2007.
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Avec ses 39 hectares, Penfret est la deuxième île de l’archipel des Glénan en taille, mais la plus haute puisqu’elle culmine à une quinzaine de mètres au-dessus du niveau de la mer. Sur le sommet nord se dresse un phare automatisé depuis 1992 et, sur son sommet sud, un sémaphore désaffecté. Archipel de Glénan, 2007.
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Aucune liaison régulière relie l’archipel à la terre. L’école affrète donc une navette spécialement pour les stagiaires, et les bagages sont ensuite acheminés par carrioles tirées par un tracteur. C’est le seul véhicule motorisé de l’île. Les Glénans. 2007.
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Cours de navigation dans le "quart". Les Glénans. 2007.
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De la planche à voile au voilier de plus de 13 mètres, plus de 450 embarcations composent la flotte des Glénans. Les stages dispensés sont au choix : choix catamaran, planche à voile, dériveur, ou croisière. Les Glénans. 2007.
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Huit cent moniteurs et monitrices participent bénévolement à l’encadrement des stages, ils sont tous diplômés de la Fédération Française de Voile. Après quatre semaines de bénévolat ils peuvent bénéficier gratuitement d’une semaine d’un stage de leur choix.
Les Glénans. 2007.
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Dans le "quart" on surveille la mer et les stagiaires pour leur venir en aide, grâce à un zodiac, en cas de besoin. Les Glénans.
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L'archipel des Glénan.
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Les Glénans.
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Lors des stages, les jeunes acquièrent quelques bases techniques car il est indispensable de savoir changer une pièce en cas de casse. On leur apprend aussi à observer les vagues et les courants, et à identifier les nuages pour devenir autonomes sur l’eau, en toute sécurité.
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Les Glénans. 2007.
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Les repas sont préparés collectivement. L’île est ravitaillée en nourriture une fois par semaine, et les plats sont prévus à l’avance. Chaque jour une équipe de « bordée » est constituée. Cela signifie que, du soir au matin, un groupe de 5 ou 6 stagiaires est chargé de dresser la table, faire la cuisine, servir, débarrasser, et faire la vaisselle pour l’ensemble des insulaires.
Les Glénans. 2007.
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L'île étant ravitaillée qu'une fois par semaine, beaucoup de plat sont réalisés avec des produits en conserve ou surgelés.
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Les repas sont un des rares moments où toute l’île se retrouve (jusqu’à 150 personnes sur Penfret en pleine saison). Ils ont lieu en extérieur si le temps le permet. Les Glénans. 2007.
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Les stagiaires se répartissent les tâches. À tour de rôle ils préparent les repas, mettent la table, font le service, débarassent, et font la vaisselle. Les Glénans.
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Les Glénans mettent un point d’honneur à vivre en harmonie avec la nature afin de préserver leurs îles. Ainsi on compte pas moins de sept poubelles différentes. Une pour la mer avec les déchets destinés aux poissons et aux oiseaux, une pour la terre, une autre pour le feu. S’y ajoutent un conteneur à verre, à bouteilles en plastique, à briques de lait et à boîtes de conserve . Le site est par ailleurs équipé d’une éolienne et de panneaux solaires pour l’électricité. Les Glénans. 2007.
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Lorsque la météo n’est pas au rendez-vous ou après une bonne journée de voile, on se relaxe : jeux de cartes, pétanque, foot, ping-pong,…
 Les glénans. 2007.
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Les Glénans. 2007.
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Les douches : les eaux de pluie sont récupérées et l’eau chaude est aléatoire. D’ailleurs, une seule douche en 24h est autorisée. Sinon, c’est la bassine. Les Glénans. 2007.
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Noémie rince sa combinaison à l'eau claire. Les Glénans.
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Les «cunégondes», toilettes de plein air avec vue sur la mer, sont elles aussi écologiques. Le principe: on creuse un trou profond dans la terre et on y pose dessus une cabane en bois avec cuvette. Au bout d’une semaine on rebouche et on creuse un trou plus loin. Ainsi le cycle naturel est conservé et la terre se nourrit des déchets humains.
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Les Glénans. 2007.
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L’hébergement se fait en dortoirs ou sous tente. Confort minimum : un lit avec un fin matelas, chacun apporte son duvet, et un casier pour mettre ses affaires. Par souci d’économie, pas de lumière le soir. Lampe de poche obligatoire. Les Glénans.
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Les Glénans.
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Le soir venu, les jeunes se retrouvent au coin du feu. Les traditionnelles chansons guitare/voix s’enchaînent : « Sur le port d’Amsterdam », « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme »…
Les Glénans. 2007.
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