Aujourd’hui, la responsabilité des médias dans l’impact qu’ils ont sur les imaginaires collectifs est indéniable. Souvent les diverses cultures y sont décrites de manière partielle, et à leurs désavantages. Elles deviennent ainsi les victimes de ces systèmes d’information globalisantes. Pourquoi l’information ne relai-t-elle que la mauvaise nouvelle ? Pourquoi lorsque l’on parle de l’Orient n’évoque-t-on que ce qui n’y va pas. On entretient consciemment ce choc des civilisations, ce fossé culturel responsable de tant de préjugés, d’incompréhension et d’intolérance… de guerres aussi. L’occident, arrogant et s’estimant supérieur n’a que trop de mépris dans son traitement des « informations » qui concernent ces régions du monde dont les richesses historiques, culturelles et humaines n’ont rien à nous envier. L’Homme blanc dans sa complaisante fiction de suprématie entretient l’idée de son appartenance à un monde civilisé et moderne, tandis que d’autres sont désignés comme des « sauvages » ou des « barbares ». Personne ne peut nier l’existence d’un barême inconscient du poids des vies parfois trop relatif au P.I.B des nations. Et que serait-il advenu de la géopolitique mondiale si l’on avait juste le pouvoir d’inverser la mappe monde ?... puisque le sud et le nord ne sont que des directions relatives dans l’univers ! Mon travail photographique sur l’Iran vise à agir sur les mentalités. Il s’agit de monter que ce pays a au moins pour point commun avec le nôtre d’être peuplé d’êtres humains dont l’évantail d’expression des émotions, de la joie à la souffrance en passant par le désir est le même que le nôtre, que partout ailleurs. Il vise à souligner qu’un pays ne peut se juger à l’expression médiatique caricaturale qui en est faite. Les archaïsmes matériels ou mentaux n’y est pas légions L’Islamisme radical, les exécutions publiques ou l’antisémitisme de certains dirigeants sont à ce pays ce que sont le béret, la baguette ou le camembert à la France, des réalités ponctuelles, mais des clichés réducteurs surtout. Certes peu de gens se sont déjà sentis menacés par un camembert mais peut-on penser un instant qu’il soit raisonnable de bombarder Paris si Monsieur Le Pen s’offrait le pouvoir de la présidence en France ? Peut-être que la force des dictatures est d’arriver à faire croire au monde entier qu’elles sont soutenues par leur Peuple. Pour beaucoup il est normal de tuer son voisin pour ne pas prendre le risque qu’il nous tue lui même, risque qui est souvent le produit d’un fantasme lié à la méconnaissance voire à l’ignorance totale du système de pensée de son voisin. Un principe de précaution lié à l’existence de meilleurs êtres humains que d’autres. Certes, « tous les Hommes sont égaux, mais il y en a qui sont plus égaux que d’autres ! »¹ Il s’agit pour moi de parler d’un certain désir, celui de pouvoir être libre, de pouvoir être humain, celui du droit à la modernité aussi. En Iran, l’état d’ébriété est puni de 70 coups de fouets, l’homosexualité ou l’adultère de peine de mort. Il est interdit de se réunir entre hommes et femmes non mariés dans la même maison, interdit donc de faire la fête, interdit de faire ou d’écouter du rock, du rap, interdit de chanter des chansons d’amour. Au pays des interdits, ces désirs existent pourtant. Ils sont la résistance de tous les jours, ils sont le courage d’exister par des choix. Un Iran nommé Désir, c’est l‘histoire d’un peuple pris dans l’étau du conflit mondial des intérêts personnels. Cyrus C. 1- G.Orwell, La ferme des animaux, Animal farm, première parution 1945, Ed: Gallimard-Folio
Publicité Calvin Klein dans une rue de Téhéran
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Soirée privée organisée par des jeunes a Téhéran, malgré l'interdition de se rassembler entre hommes et femmes non mariés.
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Un café de Téhéran, fréquenté par les artistes et intellectuels.
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Musée d'art contemporain de Téhéran. Au plafond est suspendu un mobile de Calder, sous la surveillance des dirigeants religieux. Au sol, une installation d'un artiste iranien, un bassin d'huile faisant office de miroir.
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Restaurant de route en Iran.
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Scène d'intimité et de complicité entre une tante et sa nièce.
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Boutique de prêt-à-porter. Les vêtements exposés sont loin de correspondre au critères de la tenue islamique de rigueur. Le port de ces habits est un acte de résistance au quotidien.
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Contraste saisissant entre deux femmes dans une ruelle de Teheran.
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Un quai du métro moderne de téhéran, construit par les chinois.
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Métro de Téhéran, construit par les chinois. Depuis l'arrivée d'Amadinejad au pouvoir, les transports sont à nouveau compartimenté en deux parties. Hommes et femmes sont separés. Seules les femmes accompagnées de leur mari peuvent se trouver dans les compartiments hommes.
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Jeunes amoureux assis au bord d'une fontaine dans un centre commercial de Téhéran.
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Musée d'art contemporain de Téhéran.
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Escalator désservant une passerelle de traverse. Un homme au cheveux longs et à la tenue moderne accompagne une femme couverte du grand voile noir. Modernité et tradition religieuse se cotoient quotiennement a Téhéran.
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Métro moderne de téhéran, construit par les chinois. Ici, le compartiment des femmes.
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Jeunes iraniens réunis le soir sur des plages de la mer Caspienne pour faire la fête a l'abri de la police des mœurs.
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Café fréquenté par la jeune bourgeoisie de Téhéran.
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Soirée privée a Téhéran.
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Jeune Iranien dans sa voiture.
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Champ d'éolienne en Iran, quelque part sur la route entre Téhéran et la mer Caspienne.
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Jeune femme regardant par la fenêtre d'une voiture dans une rue de Téhéran. Son foulard tombe en arrière sur le chignon.
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Tous les week end, les habitants de Téhéran se rendent le soir dans les cafés et restaurants du nord de la ville. Ici une jeune femme, loin des clichés représentatifs de l'imaginaire occidental.
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Dans un café de Téhéran. L'icône du Che est tolérée, non pas comme image d'une résistance de gauche, mais plutôt comme symbole de l'anti-imperialisme americain.
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Jeunes femmes modernes arborant des tenues frolants les limites autorises par les lois islamiques.
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Paysage urbain de Téhéran
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Centre commercial de vêtements de mode, soirées et mariages.
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Centre commercial de vêtements, mode, soirées, mariages.
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Jeunes Iraniens au bord d'une route de montagne dans le nord du pays, admirant le couché du soleil et le peu de liberté qui leur est donnée. Pour l'occasion, les demoiselles ont enlevé leurs foulards.
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