Si rien n’est fait d’ici 2050, la mer morte ne sera plus. Son niveau baisse en effet de plus d’un mètre chaque année. Et pour cause : plus une seule goutte d’eau fraîche du fleuve Jourdain – le principal affluent du lac biblique - n’atteint la mer Morte aujourd’hui. Il y a encore cinquante ans, le fleuve apportait plus de 1000 millions de mètres cubes par an. Mais les prélèvements pour les besoins des populations riveraines et leur agriculture ont réduit le Jourdain à un filet d’eau pollué. S’ajoutent à cela les prélèvements directs dans la mer Morte par les industriels qui exploitent les minéraux du lac et ce sont plus de 700 millions de mètres cubes d’eau fraîche qui manquent chaque année à l’appel. Un constat d’autant plus inquiétant que cette région, surnommée le « triangle de la soif », connaît déjà de sérieux problèmes de disponibilité en eau. La situation n’est certes pas nouvelle. En revanche, l’accord en décembre dernier des trois parties riveraines du lac (à savoir Israël, Jordanie et les territoires palestiniens) pour lancer une étude de faisabilité d’un ambitieux projet de sauvetage de la mer Morte est une vraie nouveauté. Ce serait même la première fois que les trois signatures apparaissent sur un même document. D’où le nom déjà tout trouvé pour ce projet soutenu par la Banque Mondiale : le « canal de la paix ». Son objectif : renflouer la mer Morte via la mer Rouge, située 200 km plus au sud. Le canal de la paix traverserait ainsi la région de l’Arava, entre la Jordanie et Israël, et profiterait du différentiel d’altitude (la mer Morte se trouve à -420m) pour produire de l’électricité, laquelle servirait principalement à faire tourner une usine de désalinisation qui fournirait à terme de l’eau potable. Un trois en un en quelque sorte : la mer morte serait sauvée, plusieurs centaines de mégawatts seraient produits et 800 millions de mètres cubes par an d’eau potable pourraient être fournis aux riverains. Et surtout, une coopération favorable à la paix serait instaurée, insiste la Banque Mondiale. Toutefois, ce projet fait d’ores et déjà l’objet de nombreuses critiques. Différents rapports scientifiques prévoient notamment des réactions chimiques dans la mer Morte dues à l’apport massif d’eau salée (paradoxalement, la mer la plus salée du monde n’est alimentée que par de l’eau douce), ce qui pourraient entraîner une explosion d’algues vertes ou bien former une couche blanchâtre en surface du lac. Par ailleurs, d’autres études tendent à montrer qu’un prélèvement aussi important dans la mer Rouge ne serait pas sans conséquence sur son écosystème et notamment sur ses célèbres récifs coralliens. Enfin, une fuite ou un effondrement du canal le long de la vallée d’Arava (située exactement sur la faille du Rift) pourrait être fatal à la nappe aquifère de la région, seule source d’eau disponible pour ses habitants. De fait, selon la plupart des experts rencontrés au Moyen-Orient ou en France, ce projet pharaonique possède certes l’immense avantage d’imposer une collaboration entre la Jordanie, l’Autorité palestinienne et Israël mais pourrait bien ne pas être le projet le plus pertinent pour remédier à l’assèchement de la mer Morte. D’autres alternatives existent, comme un canal via la Méditerranée (beaucoup plus proche que la mer Rouge), ou la réhabilitation du Jourdain. L’étude de faisabilité financée par la Banque Mondiale ne peut se permettre de les ignorer, préviennent ces experts. Lise Barnéoud
La Journée de Jérusalem, le 28 Iyar du calendrier hébraïque (jeudi 29 mai) marque cette année le 36ème anniversaire de la libération et de la réunification de la capitale d'Israël après la guerre des Six-Jours (en 1967). Autrement dit, l'annexion de la ville par Israël.
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Un jeune militaire Israélien dans un train.
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Le territoire Israélien est marqué par les guerres de territoire qui ont émaillées sont histoire. Désert du Négev.
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Les Palestiniens de Cisjordanie n'ont pas accès au fleuve Jourdain: une barrière les en empêche.
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Entre le territoire palestinien de Cisjordanie et le reste d'Israël, des barrières érigées par Israël longent les rivières interdisant ainsi l'accès à l'eau.
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Autrefois, le fleuve Jourdain apportait entre 800 et 1000 millions de mètres cubes par an, mais les prélèvements pour les besoins des populations et l’agriculture ont réduit à un filet d’eau pollué ce célèbre fleuve.
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Désormais, impossible de se faire baptiser à l’endroit historique du baptême de Jésus : le fleuve y est trop pollué et pas assez profond. Les autorités ont construit un autre lieu, tout prés de la mer de Galilée.
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Pélerins venus se recueillir sur les rives du Jourdain, dans un lieu de pélerinage reconstitué non loin de l'endroit ou le Christ aurait été baptisé.
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Autrefois, le Jourdain apportait entre 800 et 1000 millions de mètres cubes par an, mais les prélèvements pour les besoins des populations et l’agriculture ont réduit à un filet d’eau pollué ce célèbre fleuve.
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Ironiquement, ce sont les effluents des villages alentour qui maintiennent le Jourdain en vie.
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Les Palestiniens de Cisjordanie n'ont pas accès au fleuve Jourdain: une barrière les en empêche.
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En Cisjordanie, L'aridité de la terre, le dénuement des populations et les chantiers inachevés contrastent avec les plantations minutieusement irriguées du territoire Israélien. Les palestiniens ont des accès très limités à l'eau.
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Des plantations de palmiers sur la route qui longe la Mer Morte.
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Borne kilométrique sur la route entre Jérusalem et la Mer Morte.
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Un ancien embarcadère au bord de la Mer Morte. Le niveau de l'eau a baissé de 25 mètres en moins d'un siècle.
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Une petite plage au bord de la mer morte, avec des douches parasols.
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Une petite plage au bord de la mer morte.
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L'association "Les amis de la terre" lutte pour préserver la mer Morte. Elle réunit Israéliens, Palestiniens et Jordaniens.
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Depuis douze ans, des crevasses apparaissent sur les rivages désertés par la Mer Morte. Ce sont d’anciennes poches de sel que les eaux souterraines emportent désormais vers la mer.
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Le tourisme, notamment le tourisme de cure, c'est largement développé sur les rivages de la mer morte. L'extrême salinité de l'eau nécessite un rinçage tonique après la baignade.
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Drapeaux israéliens marquant l'accès à une plage sur le bord de la route qui longe la mer Morte.
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Dépôts de sel au bord de la Mer Morte, que l'on nomme aussi mer de sel.
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Des baigneurs dans la mer Morte.
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Des hommes se sont enduits de boues aux vertus thérapeutique. Un tourisme de cure s'est développé au bord de la mer Morte.
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A En Boqeq, sur les rivages de la mer Morte, une quinzaine d’hôtels luxueux sont sortis de terre en 20 ans. Aujourd’hui, près de 10 000 emplois sont liés à ce lac aux vertus thérapeutiques reconnues.
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A En Boqeq sur les rivages de la mer Morte, une quinzaine d’hôtels luxueux sont sortis de terre en 20 ans. Aujourd’hui, près de 10 000 emplois sont liés à ce lac aux vertus thérapeutiques reconnus.
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Pour Eli Raz, géologue indépendant basé sur les rivages de la Mer Morte, « il faut revenir à la situation originelle et rouvrir les vannes du Jourdain. Ce n’est pas en apportant de l’eau salée que l’on sauvera la vraie Mer Morte ! »
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Le Kibboutz Ein Gedi est un véritable jardin botanique en zone désertique, tout près de la Mer Morte.
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L’agriculture consomme 30% des ressources d’eau fraîche du pays mais ne participe qu’à environ 2% de son PIB.
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Les dégâts des crevasses, dans une palmeraie près de la mer Morte, causé par le retrait de cette dernière.
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Yehuda Cohen est agriculteur dans un kibboutz situé au bord de la Mer Morte. Il a déjà perdu 1000 dattiers à cause des crevasses.
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Pour exploiter les minéraux du lac (bromes, potassium, magnésium…), les industriels pompent chaque année 800 millions de mètres cubes d’eau.
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Réservoir d'eau dans le Kibboutz Lotan, désert du Negev.
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Paysage dans le désert du Négev.
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Monument en souvenir des conflits qui ont marqué cette région. Eilat, Mer Rouge.
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Le canal de la paix prendrait sa source ici, dans le golf d’Aqaba. Selon certains scientifiques, un tel prélèvement d’eau pourrait endommager ses récifs coralliens.
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Le canal de la paix prendrait sa source ici, dans le golfe d’Aqaba. Selon certains scientifiques, un tel prélèvement d’eau pourrait endommager ses récifs coralliens.
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