Depuis quelques années les traitements anti-rétroviraux ont pu être distribué à grande échelle ; notamment grâce à l’arrivée des génériques. La bataille juridique et commerciale des laboratoires pharmaceutiques, ainsi que des problèmes de développement et de personnel de santé dans les pays concernés sont des freins au passage à une plus grande échelle : si 1,3 millions de personnes reçoivent un traitement, plus de 6 millions en auraient urgemment besoin. Le Mozambique est un pays à forte prévalence (17% de personnes infectées) et à faible couverture de traitement. En terme de prévention et de conscience collective de la pandémie, le Mozambique est en retard sur ses voisins d’Afrique australe. Le SIDA est toujours une maladie mystifiée et connotée. Les personnes infectées sont victimes d’une forte discrimination. Des patients de l’hôpital de jour de MSF à Maputo (4500 patients sous traitements), ont accepté de témoigner et d’assumer leur statut. La vie de ces patients est en sursis, l’accès aux médicaments n’est pas assuré. La Haute Cour de Chennai, en rejetant la demande du laboratoire suisse Novartis qui avait intenté un procès contre la loi indienne sur les brevets, vient de rendre un verdict qui fera date. Pour Médecins Sans Frontières, il s'agit avant tout d'une victoire majeure pour les millions de malades qui ont besoin de médicaments à prix abordable dans les pays en développement.
Campagne de prévention.
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« Depuis que je suis positive, je n’arrive pas à trouver de copain; parce il faut arranger un truc avec un autre positif. Avec un négatif, quand vous lui dites, il ne veut plus. Il a peur d’être infecté. Mon dernier copain, je lui ai bien expliqué, que je faisais un traitement ; mais il a préféré en finir. Les gens pensent qu’ils vont mourir s’ils se joignent à moi » Isabelle Portraits de patients séropositifs sout trithérapie au Mozambique. Avril 2007 pour Médecins Sans Frontières.
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Quand je suis revenu et que j’ai voulu avouer à mon mari que j’étais séropositive ; il m’a jeté avant même que j’ai pu lui parler : il m’a mis à la porte; je me suis retrouvée toute seule sans rien, à la rue, perdue. » Leonor Portraits de patients séropositifs sout trithérapie au Mozambique. Avril 2007 pour Médecins Sans Frontières.
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« Que ceux qui veulent parler sur moi parlent; mais c’est de ma santé qu’il s’agit ». Elisio
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Candida, technicienne de laboratoire. Elle effectue les prises de sang qui serviront à mesurer l’état du système immunitaire du patient ; cela conditionne le début du traitement anti-rétroviral.
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« Pendant longtemps j’avais peur de venir faire le test; un jour, je suis venu, je suis resté un peu et je suis repartie. Aujourd’hui je suis resté 5 heures à attendre avec la peur au ventre ; mais quelque part je suis rassurée, même si je suis positive. Je suis comme je suis. » Eunice. Portraits de patients séropositifs sout trithérapie au Mozambique. Avril 2007 pour Médecins Sans Frontières.
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Louise, est séropositive et enceinte de 8 mois. Au centre de prévention de transmission mère enfant, elle suit un traitement anti-rétroviral qui réduit fortement la probabilité de transmission du VIH à son enfant. Portraits de patients séropositifs sout trithérapie au Mozambique. Avril 2007 pour Médecins Sans Frontières.
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Francisco, 41 ans ; ouvrier dans le bâtiment. Testé positif en février il a commencé son traitement le 2 avril 2007.
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Francisco.
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Adélaïde: 39 ans, mère de 3 filles. On la voit ici dans son travail temporaire de femme de ménage à l’hôpital. Adélaïde : « Ton mari il accepte de coucher avec des préservatifs ? » Rebecca : « Il accepte ; mais de toute façon, maintenant qu’il ne veut pas d’enfants ! A la maison, on a une boite de préservatifs, mais elle se vide jamais !! »
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Chez Adélaïde, dans sa cuisine, ses deux filles prennent le repas du soir.
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« Je déplore qu’il y ait tant d’ignorance ; et que les gens ne viennent pas se faire soigner, se faire tester. Pace que ce n’est pas le SIDA qui tue, c’est l’ignorance. A bas l’ignorance ! » Clara, ici, au milieu, dans la chorale de son église.
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Flora, une voisine de Clara, chante et prie pour le rétablissement de son mari, Armando, alité depuis plusieurs années. Il n’a jamais fait de test. Portraits de patients séropositifs sout trithérapie au Mozambique. Avril 2007 pour Médecins Sans Frontières.
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« Hé beau gosse, ça fait longtemps qu’on t’as pas vu ! T’es en forme dis donc ! » « -C’est des copines ; elles sont étonnées de voir comment j’ai changé. Ma situation était vraiment critique. C’est fou comme les gens changent avec le traitement ; on retourne à la vie ! » Sauza
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Lydia, 50 ans, chez elle à Mafalala; quartier populaire de Maputo. Sous ARV depuis Février 2007. Lydia a des problèmes d’adhérence; elle ne suit plus son traitement depuis plusieurs semaines. Elle invoque la faim, qui, dit-elle, l’empêche de suivre son traitement. Portraits de patients séropositifs sout trithérapie au Mozambique. Avril 2007 pour Médecins Sans Frontières.
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