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LIENS (EXTRA)ORDINAIRES


Stéphanie Lacombe

« Apporter un soutien affectif et éducatif à des enfants fragilisés grâce au parrainage de proximité» L'action Des parrains et des marraines bénévoles, s'engagent près de chez eux, à soutenir et accueillir un enfant ou un adolescent vivant dans sa famille ou en foyer. Ils lui offrent des repères stables et créent avec lui des liens affectifs durables, dans le respect du rôle des parents. Les psychologues de l'association rencontrent ceux et celles qui souhaitent parrainer, ainsi que les familles, pour s'assurer de la maturité de leur projet et éclaircir les enjeux du parrainage. Ils accompagnent parrains, marraines et familles tout au long de la relation de parrainage.


 

Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453185

Céline : La première fois que j'ai vu à Adam, il sortait du cirque. Il avait l'air très sympa ! Nous nous sommes parlés tout de suite comme si nous nous connaissions depuis toujours. Il est joyeux et aime faire des blagues. Il a une façon d'accueillir les choses avec bonheur, il est toujours content et c'est une grande chance dans notre relation. La dernière fois, nous sommes allés voir Madagascar 3 au cinéma et à la fin du film, Adam s'est levé du siège et s'est mis à danser sur la musique "Move your body". J'étais heureuse de le voir si spontané. J'ai été très touchée par sa maman le jour où elle m'a dit: « Toutes les deux, nous allons faire d'Adam quelqu'un de bien ». Adam : J'aime bien grimper aux arbres et faire des sauts d'une hauteur impossible, on peut dire que je suis un cascadeur. La première fois où j'ai dormi chez Céline, elle voulait me faire mettre son pyjama mais je n'ai pas voulu parce qu'il y avait des fleurs dessus et qu’il était trop grand. Tous les deux avec Céline, on aime la lecture, j'apprends et je peux imaginer encore plus de choses. Une fois, j'ai beaucoup rigolé quand Gaston, son chat, a pété pendant qu'on lisait une histoire. Ce qui est bien quand je rentre à la maison, c'est que je peux lire ces livres à ma petite soeur.

Paris, Ile-de-france , France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453231

Kate : Quand j'ai décidé de devenir marraine, j'avais 30 ans, l'énergie et le temps pour m'occuper d'un enfant. Malgré une vie bien remplie et même si j’étais bien entourée, quelque chose me manquait. On peut parfois s'ennuyer de soi-même… Noé est un garçon généreux et affectueux, c'est un enfant bien dans sa peau grâce à sa maman. Je suis anglaise et il s'est vite rapproché de ma famille, surtout de mon père, qui ne parle pas un mot de français ! Ils communiquent ensemble par des gestes, des dessins, le regard, le chant. Cet été à Cabourg, Noé avait peur de l'eau, nous y sommes allés tous les deux, tout habillés. Et puis un soir, des chevaux couraient au bord de la mer, le soleil se couchait, et je voyais Noé de dos, sa silhouette s’avançant seul dans l'eau. Il s'est retourné et a crié : "C'est magnifique !" Je n'ai jamais vu autant de plaisir sur son visage. J'ai de la chance de marrainer Noé. Je n'imagine pas ma vie sans lui. Même si, bien sûr, sa maman restera toujours sa maman, je l'aime. Quoi qu'il se passe, il influence mes choix personnels et professionnels. Ce n'est plus du bénévolat aujourd'hui. Il m'apporte tellement. Il a changé ma vie..Noé : Kate m'a offert un livre magique. A chaque fois que l'on finit l'histoire, hop, il se passe quelque chose : ma maman arrive ou alors il faut descendre du métro. Il s'appelle "Le fétiche égaré", c'est l'histoire de Kirikou qui doit soigner sa maman parce qu'elle est malade. J'ai remarqué que tous les vendredis je vais chez Kate, j'aime bien être ici parce que je ne m'ennuie jamais. On fait plein de choses, on va au zoo, à la piscine. Je sais un peu nager sans les brassards. Moi, j'habite au 8ème étage et Kate au 7ème. J'aime bien être en haut, comme ça, je vois tout, les voitures, les gens. Parfois, ma petite soeur, qui est encore un bébé, vient chez Kate mais on ne peut pas aller au cinéma.

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453238

Pirine : Je connais Yves-Lorice depuis 4 ans. La première fois que nous nous sommes rencontrés, c'était un moment particulier parce que c'est l'association qui nous a mis en relation et cela ne va pas de soi. J'ai tout de suite vu en lui un garçon débrouillard et peu timide. Son activité préférée c’est de partir en voiture. Alors j’organise le plus souvent possible des sorties. Je pense souvent à sa maman. Elle a fait preuve d’une grande générosité de coeur en confiant le parrainage de son enfant à une association. Il faut avoir en soi une maturité, une humilité et un amour débordants. C'est à mes yeux une démarche intellectuelle forte. Un jour, en allant chercher Lorice, elle m'a montré son carnet scolaire : "comportement inacceptable". Nous avons oeuvré toutes les deux pour que cela change. Notre démarche a eu un impact sur lui et c'est gratifiant. Aujourd'hui, sur ses carnets de notes, Lorice a les encouragements de sa maîtresse. Notre rencontre a enrichi son univers et sa maman est vraiment venue chercher cela en s'adressant à l'association. Lorice, aujourd'hui, fait partie de ma vie..Yves-Lorice : Cela fait des années qu’avec Pirine on va rendre visite à Marguerite, comme la fleur. C'est une dame qui s'ennuie dans une maison de retraite. Alors on mange avec elle puis on joue au Uno ou au Scrabble. On a vécu plein de choses avec Pirine mais mon meilleur souvenir, c'est la boum qu'elle a organisé pour mon anniversaire. Il y avait tous nos amis.

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453305

Françoise : Lorsque je me suis adressée à l'association pour parrainer un enfant, j'avais plutôt fait le choix d'un petit garçon car j'ai déjà trois petites filles. Mes enfants sont à tous points de vue autonomes, financièrement, intellectuellement et psychologiquement. A la retraite, j'ai eu envie de partager du temps avec un enfant qui n'a pas eu la chance des miens. C'était important que notre histoire s'inscrive dans la durée car j'avais du temps que je souhaitais mettre à profit. Cela fait quatre ans que nous nous voyons tous les deux. Enzo aime me caresser la main, c'est un rapprochement très léger. De temps en temps, il me saute au cou mais c'est assez rare. Il est affectif mais pas démonstratif. Nous sommes partis tous les deux à Deauville, nous avons pris une chambre à l'hôtel, nous avons mangé au restaurant et nous avons pique niqué sur la plage. Au retour, Enzo m'a dit "Oh Marraine, je te remercie de nous avoir amené là, c'était super ce week-end à la mer !". J'ai été très touchée..Enzo : Quand je viens ici, je regarde Les Temps Modernes de Charlie Chaplin, ça fait bien 5 fois que je le regarde et on rigole toujours autant avec Marraine quand il passe dans la machine. Je suis content d'être tranquille ici parce qu'à la maison j'ai deux soeurs et un petit frère bébé.

Paris, Ile-de-france, France - 20/06/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453233

Bleuzenn : La maman de Candice a le même âge que nous. Nous sommes devenus amis et aimons aussi passer du temps avec elle. Quand nous avons rencontré Candice, elle avait 18 mois. C'est assez inhabituel de parrainer un enfant si jeune mais nous avons tout de suite accepté car nous pouvions, ainsi, créer un lien dans la durée. Comme nous avons trois fous-fous et beaucoup d'ambiance à la maison, nous nous sommes dit qu'avec la présence d'une petite fille cela ne dégénérerait pas en 3ème guerre mondiale ! Un jour, nous sommes partis à un rassemblement scout en pleine campagne. Candice était impressionnée et intimidée par la foule. Elle s'est blottie tout contre moi. Elle était en confiance. C'est la première fois que nous partions ensemble quelque part, et j'ai senti à ce moment là, que quelque chose était en train de naître. Il lui a fallu du temps pour être bien ici. Il est arrivé qu’elle n’ait pas envie de venir. C'est elle qui décide du rythme. Nous sommes là pour elle, nous avons du temps et les choses se font petit à petit. Il faut dire aussi que pour nous, avoir une petite fille à la maison est assez exotique !

Paris, Ile-de-France, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453263

Sophie : La première fois que j'ai rencontré Eva et sa maman, c'était au café. J’avais apporté à Eva des crayons de couleurs et des feuilles. Sa maman est Camerounaise, elle souhaitait rencontrer une marraine qui permette à sa fille d'accéder différemment à la culture française et qui l’épaule dans son éducation. A l'âge de 6 ans, Eva n'avait jamais fêté Noël, elle ne connaissait pas cette tradition. Alors la première fois qu'elle a décoré le sapin à la maison, cela a été pour elle bien plus magique que d'ouvrir les cadeaux. C'était un plaisir tout simple. Souvent pourtant, je me demande ce que je peux apporter à Eva. Du temps, sans doute. Parrainer, c’est prendre du temps sur autre chose. Plutôt que de faire des journées à rallonge au bureau, je sors plus tôt, par exemple. Je demande toujours à Eva si elle a envie de venir passer le week-end à la maison, je ne la force pas. Pour l'instant, elle a toujours dit oui. Nous nous voyons quasiment toutes les semaines, nous partageons la même passion du sport. Elle a des aptitudes pour courir, elle est toujours partante pour faire du saut en longueur, du ping-pong ou de la trottinette. Depuis qu'elle sait faire du vélo, nous ne restons plus beaucoup à la maison, car nous sommes très souvent au bois de Vincennes..Eva : J'aime venir chez Sophie, on fait du sport toutes les deux, on va chez des amis à elle qui ont plein d'enfants de mon âge. Et moi, j'aime bien parce que je suis fille unique. Je fais du cirque, du multi-sport et du théâtre. Le théâtre, c'est ma maîtresse qui m'a proposée d'en faire parce que je suis une très grande bavarde. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir eu un excellent trimestre à l'école !

Paris, Ile-de-france, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453227

Anne : Tanguy avait 12 ans et moi 26 quand nous nous sommes rencontrés. Cela fait 7 ans. Je venais d'arriver à Paris quand je me suis fais agresser par une bande de jeunes, dans la rue. Cela m'a traumatisée car jamais un tel évènement ne se serait produit dans mon village d'origine où nous nous connaissons tous. C'est à ce moment là, que j'ai décidé de rencontrer les jeunes de mon quartier, en cherchant à faire du soutien scolaire, dans un premier temps. Je suis alors tombée sur un article de Parrains Par’ Mille dans le journal Métro. Je voulais rencontrer de préférence un adolescent parce que je me sens à l'aise avec les jeunes de cet âge. Je ne cherchais pas à appliquer un principe éducatif mais je souhaitais établir un échange et être moins seule aussi. Avec le temps, c'est une relation qui s'est également construite avec sa maman, et avec mon compagnon. Il est aussi casanier que Tanguy, il n’est pas toujours évident de se voir, et nos rencontres sont irrégulières. Je sais qu’il est à un âge où il a envie qu’on le laisse tranquille. Il n'a plus l'âge des dessins animés et des promenades au parc..Tanguy : Je ne me rappelle pas de l'année exacte où nous nous sommes rencontrés mais cela fait longtemps, plus de 5 ans je pense. Avant, Anne me parlait de mon comportement, de l'école… Aujourd'hui, on parle informatique, et l’on discute de tout. Sauf d'amour, car je n'ai pas grand chose à dire, et de politique parce que j'en ai strictement rien à faire. On se voit tous les deux ou trois mois, c'est vrai que j'ai la flemme de bouger, je reste parfois dans mon coin. On discute de longues heures mais quand ma mère arrive et qu'elles vont toutes les deux faire du jardinage, je m'éclipse. Le compagnon d’Anne n’aime pas tellement les sorties mais comme il travaille dans la micro-technique, on parle beaucoup d’informatique.

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453217

Colette : Je voulais un endroit à la campagne, pas très loin de Paris. Je leur ai appris à s'habituer à la vie en pleine nature, à ne pas pousser un cri à la moindre petite bête ! Elles sont très citadines. Ici, on jardine, on ramasse les pommes, il n'y a pas de toilettes, pas de lumière, pas d'électricité, pas d'eau. Cela apprend à vivre autrement. Quand je les ai rencontrées, elles venaient de perdre leur papa 3 mois auparavant. Je suis très proche de leur maman. Nous nous sommes tout de suite très bien entendues, elle n'est pas exclusive avec ses enfants. Quand elles dorment à la maison, il y a une chambre pour elles. Dans le noir, je leur chantais la chanson "Bonne nuit mes tous petits". Ma mère à moi me chantait ça, je l'ai chantée à mon fils et maintenant c’est à elles que je la chante. Le matin au réveil, elles plongent dans mon lit, on regarde des films, on discute. Ce que j'aime ici, c'est que nous nous retrouvons exclusivement toutes les trois, sans télé, ni ordinateur. Notre relation ressemble à celle que j’avais autrefois avec mes grands-parents. Je rallume le feu pendant qu'elles dorment, et cela me donne l'impression que je les protège un peu, et que je me protège aussi, en même temps. Une cabane, c'est comme une protection en somme. Son nom est Le Refuge d'ailleurs. Je sais que toute ma vie, j'aurais un lien avec Sandra et Johanne, que je serai la deuxième grand-mère de leurs enfants..Sandra : Dans mon souvenir, la cabane était un tout petit trou quand nous y sommes arrivées. Nos premiers week-end, nous les passions à faire les brocantes pour la meubler, on choisissait tout, les tables, les chaises, et ça nous a beaucoup amusé. Ici, on est entourées de moutons, de vaches et de chevaux. La nuit, on entend gratter sur le toit. Je pense que c'est un écureuil. Comme Colette est marionnettiste, elle nous a invitées, petites, à venir voir son spectacle. Je me souviens d’un énorme ballon qui représentait la lune. Je suis repartie avec et j'étais très fière.

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453211

Fabrice : Un jour à la plage, dans un magazine féminin, je suis tombé sur un article sur l'association. C'est une association que j'aurais pu, ou voulu créer. L'article traitait des bienfaits du parrainage : créer une relation avec un enfant ou un adolescent, et s’enrichir mutuellement. Je n'avais pas de manque affectif puisque ma femme allait donner naissance à notre troisième enfant. C'était au début une démarche personnelle, quelque chose qui me faisait plaisir. Ma femme est très heureuse de recevoir Raphaël mais il est vrai qu'au départ, le psychologue de l'association s’interrogeait sur notre démarche ! Quand nous nous retrouvons tous les deux pendant quatre heures sur un terrain de golf à discuter, les échanges sont forts. Malheureusement, ces moments sont difficiles à recréer chaque semaine. En effet, je travaille à l'étranger et j'ai une famille nombreuse. Je le regrette, mais la fréquence de nos rendez-vous s'est dégradée. Quand j’ai entrepris cette démarche, je souhaitais rencontrer un adolescent. Avec Raphaël, nous ne partageons pas les mêmes points de vue sur la société. Il peut objecter, ne pas être d'accord avec moi, puis il revient, après avoir réfléchi, et nous en rediscutons. Je suis touché quand il me dit quelque chose dont je suis sûr d'être le seul confident..Raphaël : Je suis chez Parrains par Mille depuis longtemps, très longtemps. J'ai été mis en relation avec deux parrains avant de rencontrer Fabrice. Ma maman souhaitait m’offrir une ouverture d'esprit sur une autre famille et un soutien masculin. Quand je vais au golf avec Fabrice, c'est une sortie vraiment sympa, un vrai moment de détente. C'est plus inédit que n'importe quelle autre sortie. Il n'y a pas de moment particulièrement fort à décrire car c'est l'assemblage de tous nos petits moments qui rend notre relation forte. Et j'aime passer du temps dans sa famille. Ils sont très sympas..Matthieu : Quand Raphaël vient à la maison, ça veut dire que l’on va aller au golf et moi, j'aime bien

Paris, Europe, France - 01/09/2012

NE PAS DIFFUSER

 

Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453189

Mélanie : La première fois que j'ai rencontré Ange Malika, c'était chez elle, j'ai rencontré sa mère, ses tantes, ses cousines. Elle était toute timide, et sans parler, elle est venue se blottir contre moi. Je pense que sa maman lui avait bien expliqué qui j'étais et quel était mon rôle au sein de l'association. Comme elle vient de Côte d'Ivoire et vivait seule, elle souhaitait pour Ange Malika une belle intégration et un modèle familial français. Aujourd'hui, Ange Malika fait partie de ma famille, c'est tout à fait clair. Ici, les enfants sont devenus ses amis, on ne fait pas la différence de "qui est le parrain de qui". C’est un vrai melting pot, une véritable équipe Benetton ! On vit les choses à la bonne franquette : on mange, on danse, on chante, on s'éclate. Pour mes 30 ans, Ange Malika m'a fait une surprise, elle a lu un mot devant une cinquantaine d'invités, une déclaration d'amour très forte. J'étais émue, je pleurais. On pleurait de joie. Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas que ça s'arrête et que ça dure toujours..Ange Malika : C'est Mélanie qui m'a appris à faire de la balançoire quand j'avais 6 ans. Cet été, elle m'a appris à faire des châteaux de sable à Saint-Malo. J'aime bien chanter a capella "Juste un instant" de M.Pokora. J'ai le trac, mais je me laisse aller ! Je n'aime pas la musique douce. J’aime celle qui fait danser.

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453196

Dominique : "Je connais Fabrice depuis 3 ans. A l’époque, il avait une bonne tête de moins. Le temps passe vite. Quelques mois avant la retraite, je suis tombée sur une émission à la télévision qui parlait de l'association. J'ai reconnu l’une de mes élèves, qui était parrainée. Je lui ai alors demandé quelques informations et si elle acceptait de me présenter sa marraine afin que je puisse discuter avec elle. Ensuite tout s'est enchaîné. Car même si j'étais très prise, je voulais vraiment donner de mon temps. Ayant un petit-fils de 9 ans, je me suis dis que ça collerait entre eux et, en effet, tout se passe très bien. Avec sa maman Kadet, on ne se voit pas très souvent. Mais quand on en a envie, on fixe un rendez-vous et l’on se retrouve, par exemple, pour boire le champagne pour nos anniversaires ou partager un café pour papoter et échanger.".Kadet : "J'ai moi aussi vu ce reportage qui m'a donné l'idée de contacter l'association. Il faut un peu pousser Fabrice pour qu’il sorte mais à chaque fois qu'il rentre de chez Dominique, il est pétillant, on dirait qu'il a pris une potion magique et qu’il se sent aussi fort que Spiderman. Entre sa marraine et la vie avec moi, il évolue entre deux mondes. C'est un plaisir d'avoir Dominique comme marraine, d'ailleurs, je lui dis toujours: si tu veux partir, on t’attache une corde au pied ! Impossible que tu t’en ailles. ».Fabrice : "Je prends tout seul le métro pour venir chez Dominique. J'adore les oeufs à la coque avec les mouillettes, je ne connaissais pas. J'aime beaucoup les glaces, et ici ce sont les meilleures ! Autrement, on va promener le chien le long du quai, on fait mes devoirs, du piano, du bateau-mouche. Un jour pour aller dans la maison de Dominique dans la Creuse, le conducteur du train m'a fait conduire, il m'a proposé d'entrer dans la cabine. C'était super."

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453208

Nadine : J'ai commencé le parrainage en Afrique, au bout du monde, pendant dix ans. Je me suis dit qu'au bout du monde, c'était bien, mais qu'à proximité, ce serait mieux. Je me rappellerais toujours de la première fois où j'ai vu Khalil. J’ai sonné à l'entrée de son immeuble et j’aperçois un petit garçon se diriger vers le local à poubelle. Sa maman m'avait déjà montré une photo de lui, et je l'ai donc reconnu. Dans l'ascenseur, je lui ai demandé s’il s’appelait Khalil. Il me répond oui et je me présente alors en lui demandant : "Tu n'imaginais pas ta marraine comme cela, n'est-ce pas ?" Il m'a répondu poliment "Non, non". "Tu m'imaginais plus jeune ?" et il a conclu par "Oui" ! Nous nous voyons tous les 15 jours et Khalil a souhaité passer et dormir tous les week-ends à la maison. Chaque fois, je me demande ce que l'on va faire, et ce qui pourrait lui faire plaisir. Grâce à lui, je découvre d'autres centres d'intérêt : une exposition sur les araignées, le Salon de l'Automobile, ou le zoo. Un jour il m'a dit qu'il me pousserait sur mon fauteuil roulant si je vivais aussi vieille que Gustave Eiffel, mort à 91 ans..Khalil : J'ai 3 frères et une soeur. C'est la première fois que j'ai une marraine pour moi tout seul. Quand je vais dormir chez Nadine, elle me prête son lit et le matin, elle sort acheter des croissants. Je n'ai pas envie de quitter Nadine, le temps passe trop vite. Plus tard, je veux être promoteur immobilier. Je m'achèterai une maison, j'y mettrais Nadine et toute ma famille. Il faut qu'il y ait plus de gens qui deviennent parrains pour les autres enfants. J'aimerais qu'ils apprennent autant de choses que moi, qu'ils fassent tout ce que je fais avec Nadine.

Paris, Ile-de-France, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453265

Stéphane : Il y a un an, nous avons invité Ambre, sa soeur, et leur maman, à venir partager un repas à la maison pour faire connaissance. La rencontre a été conviviale, l'alchimie s'est faite tout de suite. Aujourd'hui, les enfants s'embrassent comme du bon pain, quand ils se retrouvent tous les quinze jours. Nous les laissons entre eux, ils s'approprient l'espace, sont dans leur chambre, font leur vie, s'amusent, rigolent, se chamaillent. Tout se fait naturellement, et nous ne nous posons plus de question. Pour nous, Ambre est intégrée. D'ailleurs, elle dort de temps en temps à la maison. C'est un enfant supplémentaire sans en être un ! Elle est douce, nous donne autant d'affection que nous lui en donnons. Un jour, en nous promenant dans la rue, j’ai senti un trouble chez ma fille Gaby lorsqu’elle m’a vu prendre la main d’Ambre. J'ai senti qu'il fallait rééquilibrer. Je suis à l'origine de cette rencontre. Vous gagnez bien votre vie, et puis un jour, vous vous arrêtez et regardez se qui se passe autour de vous. Les valeurs de transmission et d'humanisme se sont imposées. Nous aimons partager. Nous avons simplement demandé. Gaby : J'ai aimé la première fois où j'ai rencontré Ambre. On s'amuse bien, on joue à des jeux ou à la cuisine. Le week-end dernier, on est allé à Eurodisney. Ambre : On aime bien jouer aux Barbie, on change les robes. Paulo joue avec nous mais il met le bazar. En même temps, il n'a que deux ans ! La dernière fois que je suis venue on s'est déguisée en Blanche Neige, Cendrillon et Raiponce.

Paris, ile-de-france, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453235

Marylène : Nous nous connaissons depuis trois mois et sommes très complices. La première fois que nous nous sommes vus, ça a tout de suite collé. Je suis une marraine comblée. Le petit Loulou, ce n’est que du bonheur : il est curieux, a envie d'apprendre et surtout aime faire plaisir aux autres. Je me rappelle la première fois où nous nous sommes vus à la maison, il s'est allongé dans l'herbe et a regardé longuement le ciel. Il aime le contact avec la nature et j'ai senti à ce moment là qu'il était heureux..Arnaud : C'est ma maman qui m'a proposé le parrainage parce que ma petite soeur elle aussi a une marraine. Chez Marylène, j'aime m'occuper du jardin, sentir les fleurs, planter et nettoyer les mauvaises herbes. Chez moi, je ne peux pas le faire car l'herbe en bas de l'immeuble est trop haute.

Paris, Ile-de-France, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453199

Anne-Marie : Nous nous connaissons déjà depuis 2 ans. J'avais entendu une émission à la radio sur Parrains Par’Mille et j'ai trouvé l'idée sympa. Mon mari parraine une enfant en Asie et échange avec elle des courriers, mais la relation est limitée. Nous recevons des familles indiennes, ici à la maison, à travers une association qui favorise les échanges. Il y a donc beaucoup d'objets rassemblés au cours de voyages et de rencontres. D'ailleurs Séphora était impressionnée et étonnée de voir tous ses objets. Elle était intéressée et curieuse de savoir d'où chacun venait. Je pense que Séphora a une sensibilité artistique, elle adore inventer des histoires, les mettre en scène, danser et chanter. Comme elle n'a pas une très bonne vue, elle est sensible à tout ce qui est auditif, et aime avant tout apprendre de nouveaux mots. Ce matin, elle a appris le mot "ravalement" en raison des travaux qui ont lieu devant nos fenêtres. Nous avons emmené Séphora voir la mer pour la première fois cet été. Ici à Paris, elle ne voyait que des bouts de ciel. L'immensité de la mer l'a beaucoup impressionnée..Séphora : La première fois que j'ai vu Anne-Marie, je lui ai préparé un spectacle de magie. Je m’étais entraînée avec ma maman. Cet été on est allé à la mer. Je me suis baignée même si j'avais très froid. J'avais des frissons dans l'eau, car elle était glacée. La mer était loin, loin, loin ! Et parfois, elle revenait, à cause de la marée. C'était la première fois que je voyais la mer au Touquet. J'ai ramassé des coquillages pour faire des cadeaux à ma maman. J'ai fait tellement de cartes postales que j'en étais fatiguée.

Paris, Ile-de-france, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453205

Thomas : Arùn cherchait une famille à la campagne et moi, je vis seul en ville. Ma démarche consistait plutôt à nouer des liens avec un enfant dans une famille, qu’avec un adolescent, seul et sans famille. J'étais à des années lumières de ce qu'il cherchait et de ce qui lui était arrivé et lui, de ce que j'ai connu. Ce n'est finalement pas nos histoires individuelles qui ont « collé » mais la sincérité que l'on a mis dans cette rencontre. C’est là notre point d'ancrage. Nous nous sommes tout raconté, « brut de fonderie », et l’on n’a pas arrondi les angles. On se plaît ou pas. Arùn a mis deux ans à me parler de la manière dont il était arrivé en France. Il a passé 14 ans en Inde, dans sa famille. En arrivant ici, il ne parlait pas un mot de français. Sa grande qualité, c'est sa force de caractère, qui lui a permis d'avancer. Il est arrivé que je me demande quel était mon rôle auprès de lui, mais je sais qu'à terme, je serai un soutien solide dans sa vie. Dans quelques mois, il va quitter son foyer, et il a donc davantage besoin d’être accompagné maintenant..Arùn : En Inde, je vivais à la campagne au milieu des vaches. Mes parents vivaient de l'agriculture, ils étaient propriétaires de leurs terres. Nous avions de bons moyens pour vivre. Et puis j'ai perdu toute ma famille, j'ai dû partir. Là-bas, je n'avais jamais réfléchi à ma caste, j'ai vécu comme un roi pendant 14 ans. Aujourd'hui je n'ai plus rien, plus de famille. Les dieux ont décidé pour moi. Je suis arrivé en 2008, j'ai été placé en foyer, j'avais 15 ans. C'est pour cela que je cherchais une famille à la campagne. Et puis j'ai rencontré Thomas. Je n'avais aucune obligation d’entreprendre cette relation de parrainage. Nous avons beaucoup discuté. Mon père avait de l'argent mais n'était pas cultivé. Il aurait aimé que je fasse quelque chose de ma vie, que je créé une entreprise. Mais ici tout est difficile, je suis déçu. Comme Thomas est entrepreneur, il peut me conseiller pour mon futur mais pour le moment,

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453193

Michèle : « Nous connaissons les filles depuis 3 ans mais nous avons l'impression que c'est depuis toujours. Notre histoire s'est construite très progressivement : nous avons d'abord rencontré leur maman, puis les filles avec leur maman à plusieurs reprises avant d'être seuls avec elles. C'était important de ne pas s'imposer et surtout de rassurer la maman. Souvent je pense à leur maman, et je ne sais pas si, à sa place, j'aurais pu faire cette démarche. Elle dit d'ailleurs que c'est formidable pour ses filles. Aujourd'hui il y a une confiance réciproque totale..André : Souvent je me dis que c'est chouette cette relation que nous avons avec les filles. Pourtant ce n'est pas moi au départ qui ai eu l'idée du parrainage. Souvent Michèle me dit que je m'investis plus qu'elle. Elle est étonnée par mon enthousiasme. Le vendredi soir, je vais les chercher à la sortie de l'école. Toute la journée j'y pense, j'ai les yeux qui sourient, j'ai hâte..Noémie et Charlène : André on l'appelle ‘coquinou’ parce qu'on le trouve trop mignon. Il est coquin et nous fait souvent marcher. Alors, pour le faire marcher à son tour, on ne dit rien et on se fait passer l'une pour l'autre.

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453230

Kate : Quand j'ai décidé de devenir marraine, j'avais 30 ans, l'énergie et le temps pour m'occuper d'un enfant. Malgré une vie bien remplie et même si j’étais bien entourée, quelque chose me manquait. On peut parfois s'ennuyer de soi-même… Noé est un garçon généreux et affectueux, c'est un enfant bien dans sa peau grâce à sa maman. Je suis anglaise et il s'est vite rapproché de ma famille, surtout de mon père, qui ne parle pas un mot de français ! Ils communiquent ensemble par des gestes, des dessins, le regard, le chant. Cet été à Cabourg, Noé avait peur de l'eau, nous y sommes allés tous les deux, tout habillés. Et puis un soir, des chevaux couraient au bord de la mer, le soleil se couchait, et je voyais Noé de dos, sa silhouette s’avançant seul dans l'eau. Il s'est retourné et a crié : "C'est magnifique !" Je n'ai jamais vu autant de plaisir sur son visage. J'ai de la chance de marrainer Noé. Je n'imagine pas ma vie sans lui. Même si, bien sûr, sa maman restera toujours sa maman, je l'aime. Quoi qu'il se passe, il influence mes choix personnels et professionnels. Ce n'est plus du bénévolat aujourd'hui. Il m'apporte tellement. Il a changé ma vie..Noé : Kate m'a offert un livre magique. A chaque fois que l'on finit l'histoire, hop, il se passe quelque chose : ma maman arrive ou alors il faut descendre du métro. Il s'appelle "Le fétiche égaré", c'est l'histoire de Kirikou qui doit soigner sa maman parce qu'elle est malade. J'ai remarqué que tous les vendredis je vais chez Kate, j'aime bien être ici parce que je ne m'ennuie jamais. On fait plein de choses, on va au zoo, à la piscine. Je sais un peu nager sans les brassards. Moi, j'habite au 8ème étage et Kate au 7ème. J'aime bien être en haut, comme ça, je vois tout, les voitures, les gens. Parfois, ma petite soeur, qui est encore un bébé, vient chez Kate mais on ne peut pas aller au cinéma.

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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Stéphanie Lacombe / Picturetank LAS0453195

Pascale : Nous nous sommes rencontrées le lendemain de ses 2 ans, il y a donc 6 mois et rétrospectivement je me dis qu'elle était petite ! La première fois que nous sommes parties ensemble, elle ne se détachait pas de moi, elle était très timide. Nous étions au parc et elle n'osait pas encore aller jouer avec les autres enfants. Sa grande soeur a déjà une marraine. Laurène était contente de venir avec moi et n'a fait aucune difficulté. Auparavant, elle restait dans l'appartement quand sa soeur s'en allait avec sa marraine. Nous nous voyons presque tous les week-ends. Je vais la chercher tôt le matin. Au début, elle ne voulait pas faire de sieste. Le soir elle s'écroulait et je la portais dans le métro. Aujourd'hui, elle est en confiance. Dans la semaine, elle me téléphone et dit "Bonjour, c'est Lulutte !". J'aime qu'elle me parle, me raconte ce qu'elle a mangé, ses jeux et me demande si ça va. Je me sens à l'aise avec les enfants, je ne m'ennuie jamais, je les regarde grandir..Laurène : J'aime bien prendre le RER et le métro pour venir parce que ça va vite. J'aime bien mes chaussures Hello Kitty que Maman m'a achetées exprès pour la photo. Elle m'a fait des tresses et des couettes aussi, ça a duré très longtemps, j'en avais marre.

Paris, Europe, France - 01/09/2012

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