A Thiaroye-sur-mer, dans la banlieue de Dakar, cinquante jeunes sont morts en tentant de gagner l’Europe à bord de pirogues. Yayibayam Diouf a perdu son fils unique, Alioune Sarr, 26 ans. Comme la plupart des autres mères, elle l’avait encouragé à partir. Partagée entre le chagrin et la culpabilité, elle a créé le collectif des femmes de Thiaroye contre l’émigration clandestine. Pour que le drame qu’elle a vécu ne se reproduise plus dans le village. Depuis, d’autres collectifs de femmes ont essaimé à travers tout le Sénégal et multiplient les actions pour convaincre les jeunes de ne pas quitter leur foyer. Dernière initiative du collectif de Thiaroye : la surveillance des plages. Mères, épouses, sœurs, elles sont des dizaines à se relayer la nuit pour prévenir d’éventuels départs en pirogues. Depuis trois mois, il n’y a plus d’embarquement clandestin sur la plage de Thiaroye. Les femmes reprennent espoir.
Aïssatou et ses amies à Thiaroye Azur. C’est de cette plage que la plupart des jeunes du quartier ont embarqué pour tenter de rejoindre les Canaries.
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Réunion chez Yayibayam Diouf, présidente du collectif des femmes de Thiaroye-sur-Mer. Sensibilisation des jeunes, vente du riz et de la semoule, surveillance des plages...les femmes font le point sur les actions à mener.
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Préparation du riz destiné à la vente. L’argent gagné au marché permettra aux femmes de Thiaroye-sur-Mer de financer des activités pour les jeunes du quartier.
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Le collectif de Thiaroye-sur-Mer rassemble aujourd’hui 200 femmes. Leur objectif : convaincre les jeunes de ne plus partir sur les pirogues. Certaines ont perdu leur fils en pleine mer.
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Yayibayam Diouf, présidente du collectif des femmes de Thiaroye-sur-Mer, avec ses fidèles collaboratrices.
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Yayibayam Diouf, présidente du collectif des femmes de Thiaroye-sur-Mer avec ses fidèles collaboratrices.
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Les femmes du collectif de Thiaroye-sur-Mer sortent le grand jeu pour sensibiliser les politiques à leur cause. Ce soir, elles dansent pour l’épouse du Ministre des Affaires Etrangères, en visite dans le quartier.
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Très médiatisée depuis la création du Collectif, Yayibayam interpelle l’épouse du Ministre des Affaires Etrangères en visite dans le quartier. Elle espère obtenir une aide financière de la part du gouvernement.
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Très médiatisée depuis la création du collectif, Yayibayam interpelle l’épouse du Ministre des Affaires Etrangères en visite dans le quartier. Elle espère obtenir une aide financière de la part du gouvernement.
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Les femmes du collectif de Thiaroye-sur-Mer veillent parfois jusqu’à trois heures du matin pour décourager les jeunes à partir en pirogue.
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Mères, sœurs, épouses, les femmes du quartier de Thiaroye Azur organisent plusieurs soirs par semaine des « postes de surveillance » sur la plage pour empêcher d’éventuels départs en pirogue.
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Les soirées de surveillance prennent parfois l’allure de fête. C’est l’occasion pour les femmes et les jeunes du quartier de partager un moment de détente après les soucis de la journée.
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Depuis quelques temps, les jeunes garçons de Thiaroye Azur se joignent aux femmes pour surveiller la plage
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Les « soirées de surveillance » sont aussi l’occasion pour les femmes de se retrouver entre elles et de partager un moment de détente après les soucis de la journée.
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