En 1991 peu avant l’effondrement de l’URSS, la Géorgie ex-République Soviétique du Caucase devient libre. Deux ans plus tard, les régions d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud en territoire géorgien proclament leur indépendance. Des conflits armés entre le pouvoir central et les régions séparatistes entraînent la fuite des populations géorgiennes. On parle alors de nettoyage ethnique. Le gouvernement organise dans l’urgence le relogement de ces réfugiés dans des anciens hôtels soviétiques désaffectés situés au centre de Tbilissi la capitale ou encore de Batoumi sur les bords de la Mer Noire. Quinze ans plus tard, les réfugiés géorgiens vivent toujours dans une grande précarité. A Tbilissi, l’essor de l’immobilier à eu raison des quelques milliers de familles de réfugiés relogées dans les anciens hôtels soviétiques. L’hôtel Adjaria et Iveria maintenant évacués deviendront des complexes hôteliers ou des immeubles de bureaux tandis que leurs anciens habitants ont du trouver un nouveau logement loin du centre-ville avec la maigre somme allouée par les promoteurs. L’hôtel Abkhazia quant à lui abrite toujours des familles de réfugiés d’Ossétie du Sud. A Batoumi sur la mer Noire, des familles de réfugiés avaient été relogées dans un ancien hôtel autrefois destiné aux officiers de marine de passage à Batoumi. Les nouveaux habitants ont du s’accommoder de la vétusté des lieux et de l’insalubrité qui s’aggrave au fil des ans sans qu’aucune autre solution ne leur soit proposée. Or depuis quelques années, Batoumi est redevenue une station balnéaire florissante. Des investisseurs Kazakhes rachètent les anciens grands hôtels soviétiques pour les transformer en luxueux complexes touristiques. L’hôtel Medea érige pour peu de temps encore son squelette avec vue sur la mer. Ses habitants, des réfugiés d’Abkhazie ont du quitter les lieux contre la somme de 7000 $ par famille : un studio à Batoumi coûte environ 12000$. Texte disponible : Bérénice Debras
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Hôtel Abkhazia, Tbilissi. Les enfants de réfugiés d'Ossétie du sud jouent le dimanche dans l'ancien hôtel soviétique en ruine dans lequel ils vivent depuis plusieurs années
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La façade de l'ancien hôtel Abkhazia tombe en ruine. Il héberge depuis plusieurs années des réfugiés géorgiens d'Ossétie du sud.
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Hôtel Abkhazia, Tbilissi. Le provisoire est devenu permanent et les réfugiés sont fatigués de se battre en vain pour un logement plus décent.
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Hôtel Abkhazia. Le dimanche, les enfants jouent dans les parties communes de l'immeuble.
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Hôtel Abkhazia, Tbilissi. Les conflits séparatistes dans les régions d'Abkhazie et d'Ossétie du sud ont ramené de nombreux réfugiés géorgiens à Tbilissi qui furent relogés dans des hôtels désaffectés.
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Hôtel des officiers de marine, Batoumi. Les chambres sont petites et il n'est pas rare qu'une famille de plusieurs personnes se partagent quelques mètres carrés d'espace vital.
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Hôtel des officiers de marine, Batoumi. Façade du bâtiment qui n'est plus entretenu depuis des années.
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Hôtel des officiers de marine, Batoumi. Les enfants n'ont pour terrain de jeux que les hôtels délabrés dans lesquels ils ont grandi.
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Hôtel des officiers de marine, Batoumi. Les conditions de vie sont très vétustes et la cuisine se partage à plusieurs familles.
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Hôtel des officiers de marine, Batoumi. Les réfugiés ne bénéficient que d'une maigre pension en plus de leur logement et les personnes âgées sont souvent contraintes de travailler pour pouvoir vivre.
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Hôtel des officiers de marine. En fuyant l'Abkhazie, les réfugiés n'ont eu le temps d'emporter que très peu d'objets personnels, parfois juste quelques photos.
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Hôtel des officiers de marine. Les chambres délabrées et humides sont devenues insalubres.
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Hôtel des officiers de marine, Batoumi. De nombreuses années se sont écoulées sans que les réfugiés ne soient relogés.
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Hôtel des officiers de marine, Batoumi. Les géorgiens sont orthodoxes, le problème de la religion est l'un de leur différends avec l'Abkhazie musulmane. Dans un coin de la pièce, les portraits des disparus de la guerre d'Abkhazie figurent sur un petit autel.
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Réfugiés d'Abkhazie relogés dans un immeuble de Batumi
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Hôtel Medea, Batoumi. Jana, victime d'une balle perdue qui l'a rendue handicapée est la dernière habitante de l'hôtel Medea. Elle attend un nouveau logement pour quitter l'hôtel à son tour.
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Hôtel Medea. Une famille de réfugiés d'Abkhazie avait peint sur sa porte d'entrée "Famille géorgienne de Soukhoumi"
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Hôtel Medea. Parmen a vécu 14 ans avec sa famille dans cette chambre. Aujourd'hui, il est avocat et défend les droits des réfugiés.
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Hôtel Medea. Des réfugiés ont peint les montagnes d'Abkhazie sur les murs de l'hôtel dans lequel ils ont vécu.
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George Kheviashvili, le ministre des réfugiés est de passage à Batoumi. De nombreux réfugiés, principalement des femmes, attendent avec angoisse qu'il s'adresse à eux et prenne des mesures pour améliorer leur situation.
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George Kheviashvili, le ministre des réfugiés est de passage à Batoumi. De nombreux réfugiés, principalement des femmes, attendent avec angoisse qu'il s'adresse à eux et prenne des mesures pour améliorer leur situation.
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Sur une place du centre de Batoumi, l'hôtel Medea en cours de démolition contraste avec les petites résidences colorées destinées aux touristes.
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Début 2007, l'hôtel Medea a été détruit. Il sera bientôt remplacé par un complexe touristique de luxe.
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